Samuel Niederhauser, violoncelle
Benedek Horváth, piano 

Dimanche/Sonntag
12.11.2017 : 17h00 

Salle de la Loge / Logensaal  
Biel - Bienne

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770 - 1827)
Sonate für Violoncello und Klavier Nr. 3 A-Dur, op. 69 (1807-1808)
 Allegro, ma non tanto
 Scherzo. Allegro molto
 Adagio cantabile - Allegro vivace

THOMAS DEMENGA (1954)
 EFEU, für Violoncello solo (2010)

ALEXANDRE SCRIABINE (1872-1915)
 Sonate pour piano n° 9, op. 68 (1913)

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Sonate für Violoncello und Klavier Nr. 2 F-Dur, op. 99 (1886)
 Allegro vivace
 Adagio affettuoso
 Allegro passionato
 Allegro molto

En duo ou en solo, deux jeunes artistes nous présentent les différentes facettes prometteuses de leur talent. Ils commencent avec la Sonate n° 3 en la majeur de Ludwig van Beethoven, œuvre au ton résolument optimiste et par moment même héroïque. Seul le développement du premier mouvement présente un climat plus mélancolique, avec l’emploi de cette mélodie que son auteur réutilisera dans sa Sonate pour piano n° 31, lui donnant alors le nom d’Arioso dolente. Partition lumineuse elle aussi, écrite sur les bords du Lac de Thun, la Sonate n° 2 en fa majeur de Johannes Brahms permet de faire sonner et chanter le violoncelle dans toute son amplitude. Dès les premières mesures, l’entrain rythmique et la richesse d’une écriture presque orchestrale, avec ses trémolos, se font entendre.

Musique avant-gardiste et atonale, où les notions de dissonance et de consonance n’ont plus sens, la Sonate pour piano n° 9 d’Alexandre Scriabine conserve malgré tout un lien fort avec le 19e siècle de par son goût de la ligne mélodique, son impétuosité toute romantique et ses sonorités denses et mystérieuses. Autre envoûtement avec EFEU: c’est pour le concours Emanuel Feuermann de Berlin que le Suisse Thomas Demenga compose ce morceau d’une austère beauté qui alterne des ostinatos hypnotiques, des séquences emportées et des moments de recueillement.