Trio Wanderer

Vincent Coq, piano
Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon
Raphaël Pidoux, violoncelle

Dimanche/Sonntag
18.03.2018 : 17h00 

Salle de la Loge / Logensaal  
Biel - Bienne

ROBERT SCHUMANN (1810-1856)
Klaviertrio Nr. 1 d-Moll, op. 63 (1847)
  Mit Energie und Leidenschaft
  Lebhaft, doch nicht zu rasch
  Langsam, mit inniger Empfindung
  Mit Feuer

ERNEST BLOCH (1880-1959)
Trois nocturnes pour trio avec piano (1924)
  Andante
  Andante quieto
  Tempestoso

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Klaviertrio Nr. 1 H-Dur, op. 8 (Erste Fassung, 1854)
  Allegro con moto
  Scherzo. Allegro molto
  Adagio non troppo
  Finale. Allegro molto agitato

L’inquiétude fiévreuse de Robert Schumann associée au clair-obscur des sonorités de Johannes Brahms: deux visages complémentaires et contrastés du romantisme allemand sont ici au programme. Les destins des deux hommes se sont croisés en septembre 1853. Le jeune Brahms rencontre son aîné alors à l’automne de sa vie, peu avant sa tentative de suicide.

L’enthousiasme et l’engagement de Schumann sont sans limite pour les compositions prometteuses qui lui sont présentées. C’est dans les mois qui suivent que Brahms écrit son premier opus de musique de chambre, le Trio n° 1 en si majeur. L’ouvrage connaîtra une importante révision en 1890, mais le Trio Wanderer le propose ici dans sa trop rare version originale, riche d’audaces. Daté de 1847, le Trio n° 1 en ré mineur de Schumann est un sommet du genre. On y retrouve tant l’emportement fantasque que le ton méditatif propres à son auteur.

Connu avant tout pour sa musique aux accents hébraïques, le Suisse Ernest Bloch signe avec ses Trois nocturnes une partition où se lit la diversité de ses sources d’inspiration, qu’il s’agisse des accents impressionnistes du premier mouvement ou du romantisme du second.