Benedek HorváthBENEDEK HORVÁTH étudie le piano à l'Académie de Musique Franz Liszt de Budapest, sa ville natale. C’est ensuite à la Musik-Akademie de Bâle, dans la classe de Claudio Martínez Mehner, qu’il obtient en 2015 son master de soliste, tout en profitant des conseils de personnalités comme András Schiff, Dmitri Bachkirov, ou encore Zoltán Kocsis. Lauréat du Concours Paloma O'Shea en 2012 (Santander, Espagne), il est aussi finaliste du Concours Clara Haskil en 2015. L’année suivante, il remporte le concours Rahn Musikpreis à Zürich.

Benedek Horváth s’est produit à la Tonhalle de Zürich dans le Concerto KV 459 de Mozart ainsi que dans le Concerto n° 3 de Bartók. Il joue en compagnie du Musikkollegium de Winthertur, de l’Orchestre Symphonie du Monténégro ou encore avec le Neues Orchester de Bâle. Sa passion de chambriste le conduit à se produire au festival Lavaux Classic, au Festival de Davos, mais aussi aux côté du Quatuor Casals ou avec le violoniste Zakahr Bron. Il a enregistré des œuvres de Liszt et Bartók pour le label français Artalinna, un CD paru en septembre 2016.

www.benedekhorvath.com 

Samuel Niederhauser, violoncelle
Benedek Horváth, piano 

Dimanche/Sonntag
12.11.2017 : 17h00 

Salle de la Loge / Logensaal  
Biel - Bienne

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770 - 1827)
Sonate für Violoncello und Klavier Nr. 3 A-Dur, op. 69 (1807-1808)
 Allegro, ma non tanto
 Scherzo. Allegro molto
 Adagio cantabile - Allegro vivace

THOMAS DEMENGA (1954)
 EFEU, für Violoncello solo (2010)

ALEXANDRE SCRIABINE (1872-1915)
 Sonate pour piano n° 9, op. 68 (1913)

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Sonate für Violoncello und Klavier Nr. 2 F-Dur, op. 99 (1886)
 Allegro vivace
 Adagio affettuoso
 Allegro passionato
 Allegro molto

En duo ou en solo, deux jeunes artistes nous présentent les différentes facettes prometteuses de leur talent. Ils commencent avec la Sonate n° 3 en la majeur de Ludwig van Beethoven, œuvre au ton résolument optimiste et par moment même héroïque. Seul le développement du premier mouvement présente un climat plus mélancolique, avec l’emploi de cette mélodie que son auteur réutilisera dans sa Sonate pour piano n° 31, lui donnant alors le nom d’Arioso dolente. Partition lumineuse elle aussi, écrite sur les bords du Lac de Thun, la Sonate n° 2 en fa majeur de Johannes Brahms permet de faire sonner et chanter le violoncelle dans toute son amplitude. Dès les premières mesures, l’entrain rythmique et la richesse d’une écriture presque orchestrale, avec ses trémolos, se font entendre.

Musique avant-gardiste et atonale, où les notions de dissonance et de consonance n’ont plus sens, la Sonate pour piano n° 9 d’Alexandre Scriabine conserve malgré tout un lien fort avec le 19e siècle de par son goût de la ligne mélodique, son impétuosité toute romantique et ses sonorités denses et mystérieuses. Autre envoûtement avec EFEU: c’est pour le concours Emanuel Feuermann de Berlin que le Suisse Thomas Demenga compose ce morceau d’une austère beauté qui alterne des ostinatos hypnotiques, des séquences emportées et des moments de recueillement.