HYEYOON PARKHYEYOON PARK débute sa formation dans son pays natal, la Corée du Sud, pour ensuite se perfectionner aux Etats-Unis et en Allemagne. Elle remporte en 2009, à l’âge de 17 ans, le premier prix au concours ARD de Münich, devenant l’une des plus jeunes récipiendaires de cette prestigieuse distinction. Quelques années plus tard, le London Music Masters Award s’ajoute à son palmarès. Plusieurs grandes salles l’ont accueillie depuis, de même que de nombreux orchestres l’accompagnent régulièrement, qu’il s’agisse du Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks ou bien du NHK Symphony Orchestra. La musique de chambre occupe une place importante dans son agenda et lui permet de jouer aux côtés du pianiste András Schiff, de l’altiste Yuri Bashmet, du pianiste Lars Vogt ou bien encore du violoniste Daniel Hope.

Hyeyoon Park, violon
Benjamin Grosvenor, piano

Dimanche/Sonntag
03.06.2018 : 17h00 

Eglise du Pasquart / Pasquart-Kirche  
Biel - Bienne

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Violinsonate Nr. 8 G-Dur, op. 30 Nr. 3 (1801-1802)
  Allegro assai
  Tempo di Minuetto, ma molto moderato e grazioso
  Allegro vivace

MAURICE RAVEL (1875-1937)
Sonate pour violon et piano en sol majeur (1923-1927)
  Allegretto
  Blues. Moderato
  Perpetuum mobile. Allegro

BÉLA BARTÓK (1881-1945)
Rhapsodie für Violine und Klavier Nr. 1, BB 94 (1928)
 «Lassú». Moderato
 «Friss». Allegretto moderato

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Violinsonate Nr. 3 d-Moll, op. 108 (1886)
  Allegro
  Adagio
  Un poco presto e con sentimento
  Presto agitato

 

Œuvre entraînante, la Sonate pour violon n° 8 en sol majeur fait assurément partie des créations les plus lumineuses de Ludwig van Beethoven. Ce dernier remplace même le traditionnel mouvement lent par un gracieux Tempo di Minuetto qui permet de rester dans cette atmosphère sereine. C’est un climat bien différent qui remplit tout entier la Sonate n° 3 en ré mineur de Johannes Brahms. Au contraire de la lyrique Sonate n° 2 en sol majeur jouée plus tôt dans la saison, la partition nous montre ici la veine dramatique de son auteur. L’Adagio, seul morceau en majeur de l’ouvrage, est d’une sobre gravité qui ne parvient guère à relâcher la tension immédiatement relancée par un scherzo haletant en fa dièse mineur. Ce qui impressionne dans cette pièce est aussi sa partie de piano par moment presque concertante: on comprend mieux pourquoi Brahms la dédia à son ami et grand pianiste Hans von Bülow.

C’est dans un autre monde que nous font pénétrer Maurice Ravel et Béla Bartók. Ecrite sur une longue période, la Sonate du Français nous montre plusieurs facettes de son art. Elle nous rappelle dans son Blues central tout l’intérêt que le compositeur éprouvait pour les musiques afro-américaines. Au Perpetuum mobile virtuose pour le violon et d’une rythmique implacable s’oppose enfin le délicat premier mouvement avec ses mélodies en arabesques et ses sonorités transparentes. La première Rhapsodie de Bartók se construit sur différents thèmes empruntés au folklore de l’Europe de l’Est. Rythmes syncopés, échelles mélodiques altérées, changements fréquents de mètre et jeu sur plusieurs cordes du violon participent à donner à la partition une véritable saveur tzigane.