Margaux BlanchardMARGAUX BLANCHARD découvre la musique baroque au cours de sa formation à la polyphonie vocale et de ses études pianistiques. Fascinée par la musique ancienne, elle se révèle à la viole de gambe, instrument pour lequel elle se perfectionne auprès de Paolo Pandolfo, Jordi Savall et Jérôme Hantaï. Diplômée de la Schola Cantorum Basiliensis en 2009 et lauréate de la fondation Kiefer Hablitzel, elle interprète le répertoire de viole seule, pour consort, de musique de chambre et pour orchestre. Elle se produit au sein de divers ensembles, notamment la Cappella Mediterranea de Leonardo García Alarcón avec lequel elle a enregistré quatre disques, mais aussi les ensembles Clematis, Gilles Binchois et Clément Janequin. C’est avec sa propre formation Les ombres, fondée en compagnie de Sylvain Sartre, qu’elle enregistre «Concert chez la reine» et «François Couperin - Les Nations» pour le label Ambronay Editions.

CAPPELLA MEDITERRANEA

Mariana Florès, soprano
Leonardo García Alarcón, clavecin et orgue
Quito Gato, théorbe et guitare
Margaux Blanchard, viole de gambe

Dimanche/Sonntag
21.01.2018 : 17h00 

Eglise du Pasquart / Pasquart-Kirche
Biel / Bienne

GIULIO CACCINI (1551-1618)
Dalla porta d’oriente
Amarilli, mia bella

GIROLAMO FRESCOBALDI (1583-1643)
Se l’aura spira
Oh mio cor
Gioite, oh selve
Cosi mi disprezzate

JACOPO PERI (1561-1633)
Tu dormi, e’l dolce sonno

CLAUDIO MONTEVERDI (1567-1643)
Ohimè, ch’io cado
Voglio di vita uscir

FRANCESCO CAVALLI (1602-1676)
Lamento de Procris de «Gli Amori
d’Apollo e di Dafne»
Lamento de «La Doriclea»

BARBARA STROZZI (1619-1677)
L’Eraclito amoroso
L’amante segreto
Lagrime mie

ANTONIO CESTI (1623-1669)
Vieni Alidoro de «Orontea»

 

 

 

Dans le nord de l’Italie, à l’aube du 17e siècle, le chant connaît un tournant de son histoire. Après des siècles de polyphonie vocale, l’apparition de la monodie accompagnée permet de mettre en musique un poème déclamé dramatiquement par une seule voix accompagnée d’instruments. Ce nouveau style d’écriture, appelé souvent recitar cantando, va rendre possible l’apparition de l’opéra et sa future alternance d’airs et de récitatifs. C’est Venise qui devient alors le centre de ce genre qui ne cessera de se développer.

Leonardo García Alarcón et ses musiciens nous emmènent dans la Sérénissime et ses environs pour un voyage musical à la rencontre de quelques-unes des plus fortes personnalités artistiques d’alors. Jacopo Peri, Claudio Monteverdi, Antonio Cesti ou Francesco Cavalli ont été les pionniers de l’opéra avec des titres qui continuent de nous envoûter quatre siècles plus tard. Girolamo Frescobaldi et la cantatrice Barbara Strozzi nous ont pour leur part laissé des recueils d’arias où lyrisme et déclamation se disputent la première place. Chants d’amour, déplorations, lamentos forment un florilège de morceaux tour à tour poignants et emportés, dans lesquels la passion est toujours présente, où la compréhensibilité du texte et l’expression exacerbée des sentiments sont une urgence de chaque instant.